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La fuite des capitaux, fléau de l’Afrique

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C'est un trou sans fond, dans lequel s'engouffre chaque année des milliards de dollars . En Afrique, la fuite illicite de capitaux continue de faire très mal aux économies africaines. Selon un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, les flux financiers illicites sortants sont presque aussi importants que l’aide au développement plus les investissements étrangers reçus par les pays africains. Car chaque année, les économies du continent perdraient jusqu'à 89 milliards de dollars, soit 3.7% de la production économique du continent. Un scénario qui se répète chaque année pour la période 2013-2015. Une grosse partie de cette perte provient de la fausse facturation, La majorité de ces fuites illicites sur le continent africain, proviennent de l'export de matière premières, comme l'or, ou le diamant. La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement estime que "le déficit de financement pour atteindre les objectifs de développement durable, estimé à 200 milliards de dollars par an, pourrait être réduit de près de moitié". Si celles-ci venaient à être réduites, les Nations Unies estiment que le continent africain pourrait générer assez de capitaux pour financer d'ici 2030, presque la moitié des 2 400 milliards de Dollars nécessaire à l'Afrique sub-saharienne pour financer l'adaptation et l'atténuation du changement climatique. Et dont les économies africaines auront bien besoin pour se relever au lendemain de la pandémie de COVID 19

RCA : A l’approche des élections, le 3R sème la terreur dans le Nord-Ouest

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Attaque contre les militaires, accrochages avec la Minusca, policiers expulsés, marchands rançonnés... Le 3R n'a pas fini de faire parler de lui dans le Nord Ouest de la République Centrafricaine. Le groupe Retour, Réclamation, Réhabilitation (3R), une des milices rebelles les plus puissantes du pays, a déjà donné le ton pour les élections présidentielles et législatives de décembre. Leur chef Sidiki Abass interdit aux équipes électorales et à l'armée de pénétrer le territoire, qu'il réclame sous son contrôle. Un territoire au Nord-Ouest de la République Centrafricaine que les quelques 800 casques bleus peinent à stabiliser. "_La situation dans le secteur Ouest est volatile et imprévisible. Comme vous le savez les 3R sèment la panique parmi la population locale, en se cachant et en remettant des habits de civils la nuit." explique le Major Rubaiyat, un officier bangladais détachés auprès de la Minusca, la mission de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique. Si la Minusca a lancé une offensive en juin déloger le groupe, des centaines de miliciens éparpillés dans la brousse continuent de semer la terreur. Il y a une année encore, le nord-ouest était pourtant considéré comme un exemple des tentatives de l'Etat pour rétablir son autorité sur le territoire. " En ce moment, nous sommes embêtés par les hommes armés des 3R. Tantôt ils braquent les gens en route, pour prendre leur argent. C'est pas sérieux " se plaint Thomas Yambia, un habitant de la région. Si le 3R est l'un des 14 groupes armés signataires de l'accord de paix de Khartoum, le groupe se semble pas arrêter les combats. Une paix qui serait pourtant bienvenue, après plus de sept années de guerre civile. Des élections à haut risque dans un pays en guerre civile depuis plus de sept ans et dont plus des deux tiers du territoire sont sous la coupe des milices armées.

L’ex-président Koroma interdit de quitter le pays

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L'ancien président de Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, est interdit de quitter le pays sous ordre des autorités, suite à des soupçons de corruption. Plus de 100 anciens collaborateurs ayant travaillé sous ses ordres ont reçu cette même interdiction. Ils sont priés de rendre l'argent volé sous peine d'être poursuivis. Le parti d'opposition de l'ancien président, nomme le Congrès pour Tous les Peuples, a rejeté ces accusations. Selon un avocat du parti, le groupe s'apprête à combattre ces charges au tribunal. Le président actuel de Sierra Leone, Maada Bio, a déclaré la semaine dernière que la commission d'enquête, menée par des juges étrangers, était une avancée majeure dans la lutte contre la corruption. Ce dossier servira de modèle en présentant la corruption comme une décision à la fois démodée et très risquée, a-t-il ajouté.

Miss Révolution : quand la beauté noire a gagné ses lettres de noblesse

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Le film britannique Miss Révolution (Misbehaviour en anglais) est sorti au Royaume-Uni en mars, quelques jours avant le confinement. Selon son actrice, Gugu Mbatha Raw , qui joue l'une des héroïnes, la sortie décalée cette semaine arrive à point nommé. "Je pense qu'aujourd'hui plus encore, le film est devenu nécessaire" , explique l'actrice britannique dont le père est Sud-africain. Il célèbre l'émancipation des femmes. Surtout aujourd'hui, alors que l'icône américaine Ruth Bader Ginsburg vient de disparaître. Je pense que beaucoup de gens cherchent à regarder des films positifs et inspirants en ce moment." La première reine de beauté noire internationale Le film s'intéresse à la finale du concours Miss Monde en 1970, en pleine vague féministe. A l'époque, le concours était l'émission la plus regardée au Royaume-Uni, plus encore que le premier homme sur la lune. Le Mouvement de Libération des Femmes, un groupe féministe londonien, avait alors fait irruption sur scène et interrompu la transmission. Et lorsque le concours reprit, ce fut pour couronner Jennifer Hosten . Miss Grenade devint alors la première femme noire à accéder au rang de Miss Monde. "Il y a une scène vraiment intéressante dans laquelle mon personnage et celui de Keira Knightley se confrontent dans les toilettes des femmes ” explique Gugu Mbatha-Raw . On y ressent les deux points de vue de ces femmes, les deux côtés du débat. Elles luttent pour des causes différentes mais oeuvrent toutes deux pour le féminisme. Ce qui était vraiment intéressant pour moi, c'était que même si Jennifer n'était pas vraiment une militante, même si elle ne combattait pas ouvertement le patriarcat, puisqu'elle participait à la compétition, elle était tout de même une pionnière. En gagnant, elle est devenue une icône pour sa communauté, pour les femmes noires, un exemple pour d'autres femmes. Pour Keira Knightley , "ce fut la première fois qu'une femme de couleur remportait le titre de Miss Monde. Ce fut très important que les petites filles du monde entier qui pouvaient lui ressembler de près ou de loin, ait pu la voir briser cette vision d'une beauté mince et occidentale. Cette diversité était vraiment importante. C'est exactement ce à quoi nous sommes encore confrontés aujourd'hui, ce mélange de féminisme et de racisme. Et nous n'avons pas encore trouvé de réponse à ce problème."

Rwanda : Félicien Kabuga sera jugé au tribunal de l’ONU

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La Cour de cassation a rejeté ce mercredi le pourvoi de Félicien Kabuga, accusé d'être le "financier" du génocide au Rwanda et arrêté en mai près de Paris après vingt-cinq ans de cavale, validant ainsi définitivement sa remise à la justice internationale. La plus haute juridiction de l'ordre judiciaire a confirmé la décision rendue en juin par la cour d'appel de Paris qui "a pu valablement considérer qu'il n'y avait pas d'obstacle juridique ou médical à l'exécution du mandat d'arrêt" visant à transférer M. Kabuga à Arusha (Tanzanie), siège du tribunal de l'ONU qui doit le juger pour génocide et crimes contre l'humanité, a-t-elle expliqué dans un communiqué. Elle a aussi rejeté une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qui faisait valoir que la loi française était "inconstitutionnelle dès lors qu'elle ne prévoit pas que la chambre de l'instruction saisie d'une demande d'arrestation aux fins de remise formée par le Mécanisme international contrôle le respect des droits fondamentaux de la personne réclamée". La France a désormais un mois pour remettre M. Kabuga au Mécanisme pour les tribunaux internationaux (MTPI), la structure chargée d'achever les travaux du Tribunal international pour le Rwanda (TPIR). Interpellé le 16 mai à Asnières-sur-Seine, en banlieue parisienne, le vieil homme, âgé de 87 ans selon ses dires, est notamment accusé d'avoir participé à la création des milices hutu Interahamwe, principaux bras armés du génocide de 1994 qui fit, selon l'ONU, 800.000 morts, essentiellement au sein de la minorité tutsi. M. Kabuga est également soupçonné d'avoir contribué en 1993 à l'achat massif de machettes qui seront distribuées aux miliciens en avril 1994, une accusation qui appuie la thèse d'une planification du génocide, jamais tranchée par la justice internationale au grand dam de Kigali. L'ancien président de la tristement célèbre Radio télévision libre des Mille collines (RTLM), qui diffusa des appels aux meurtres des Tutsi, conteste l'intégralité des sept chefs d'inculpations qui le visent.

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